Les péripéties tumultueuses d’un club pas comme les autres ( 2 )

 

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Posted By The Authentic Mouloudéens

Thursday : 05/11/2015

 

Les péripéties tumultueuses d’un club pas comme les autres

Le Mouloudia » (2ème partie)

Par Abdelkader Mecebbeb

Mais ce qui est plausible, c’est que grâce à ses relations que Ghrib ramenait de l’argent pour payer les salaires astronomiques des joueurs. Fort de ce statut, il était devenu le personnage le plus fort du Mouloudia après avoir réussi à s’imposer en reléguant tout le monde, notamment ses collègues du conseil d’administration tels que Amrous,Tafat, Abdelouahab, Aouf et même les membres du CSA, au rôle de simples figurants mais surtout il bénéficiait du soutien des joueurs et des supporters. Ces derniers ne se souciaient guère de la provenance douteuse de cet argent,l’essentiel pour eux était de voir leur équipe jouer les premiers rôles. C’est ce qui s’est passé durant l’année 2010 où Ghrib aura mené le club vers la consécration  puisque le Mouloudia a été sacré champion d’Algérie onze ans, jour pour jour,après son dernier sacre décroché un certain 30 mai 1999 en finale de championnat face à la JS Kabylie (1-0 a.p) disputée au stade Ahmed - Zabana d'Oran, le Mouloudia d'Alger s’était réinstallé de nouveau à la tête du football national. De plus, l’année d’après, l’équipe a atteint la phase des poules de la Ligue des champions dans un groupe très relevé sans oublier qu’il avait également joué la finale de la Coupe de l'UNAF.Si cette performance avait du mérite quand on sait que l’effectif était composé d’une partie de joueurs du cru, elle avait aussi un prix et le club l’a payé très cher dés lors que le passif financier a été évalué à plus de 12.1 milliards de centimes durant l’année 2010 entrainant, ainsi, le club dans un véritable gouffre.La méthode de la « chkara » était le moyen utilisé pour payer les joueurs et permettait de prélever des commissions sur le montant de leurs contrats, une manière de pouvoir se sucer mais en parallèle,cela allait mener la SSPA « Le doyen » tout droit à la banqueroute.C’est aussi une preuve irréfutable du désordre qui caractérisait la gestion des affaires du club qui se faisait en contradiction avec la loi en la matière. D’ailleurs, le commissaire aux comptes a révélé dans son rapport qu’il ne pouvait pas procéder à l’examen de la comptabilité du club pour l’exercice 2011 parce qu’il avait relevé des anomalies, des manquements à la réglementation ainsi que des faiblesses de gestion dues à l’inexistence de procédures. Cela s’explique par le fait d’avoir relevé l’existence de recettes dans les caisses non justifiées par des chèques bancaires à même de prouver l’origine de ces liquidités. Cette situation peu reluisante exigeait la reprise du club par des investisseurs capables d’injecter de l’argent, ce qui permettra de venir à bout de ce désastre financier.Mais est-ce que les dirigeants étaient, réellement, disposés à vendre leurs actions? Pour la précision, ces actions ont été achetées avec l’argent du CSA Mouloudia et aucun actionnaire n’a mis la main dans sa poche, pourtant, ils prétendaient, tous, aimer le Mouloudia ! Drôle d’amour que celui de profiter de l’argent du contribuable tant que personne ne peut être inquiété !!!!!!!!!

Bon gré mal gré, le bal des investisseurs avait commencé. Mourad Louaddah était le premier à négocier mais celui-ci : aussitôt arrivé aussitôt parti. l avait expliqué que les dispositions réglementaires n’étaient pas respectées par le conseil d'administration du Mouloudia et que la venue de nouveaux investisseurs et actionnaires n'était pas encore permise

alors que Monsieur Bouhraoua avait avancé que Louaddah n'avait rien et qu'il tenait uniquement à la villa du club.  Ensuite, c’était au tour de Haddad mais celui-ci a vite déchanté car du côté de Rome on n’était pas chaud pour négocier avec lui du moins ce que Bouhraoua fera comme révélation, en accusant ouvertement, Rachid Marif, d'avoir dissuadé Haddad d'investir au MCA, ainsi que feu Youcef Hassena. En effet, Bouhraoua avait précisé que lorsqu’il avait eu l'occasion de rencontrer Haddad, il lui avait demandé pour quelle raison il avait renoncé de venir au Mouloudia, il lui avait confié que c'était Marif qui l'avait appelé pour l'en dissuader alors que ce dernier soutenait mordicus le contraire. Allez savoir qui est le menteur ?????!!!!!!! Puis, c’était la société italienne Edil Pellicano qui voulait investir au Mouloudia à travers la société mixte algéro-italienne qui a pour dénomination Edil Pellicano Algérie. Après plusieurs faux bonds, son premier responsable ainsi que ses plus proches collaborateurs sont quand même venus en Algérie.l faut savoir que c’était Monsieur Aouf Sid Ali neveu du fondateur du Mouloudia 

et trésorier du club qui était derrière la venue de la firme italienne. A l’arrivée de ses représentants, il avait déclaré que la venue de Pellicano était une réponse à ses détracteurs, et le début d'un grand projet pour le MCA.Il parlait peut être du projet « illusion » !!! Même Tafat a fait savoir que si les dirigeants ne signaient pas avec Pellicano, le club ne pourrait pas démarrer la phase retour étant entendu que cela c’est passé en novembre 2011. Mais Ghrib avait une toute autre idée celle de faire capoter les négociations. L'affaire Pellicano était devenue un véritable feuilleton mouloudéen et avait pris de graves proportions quand Ghrib avait décidé de saisir la justice contre la société mixte algéro-italienne et son mentor Eddy Pellicano, pour supercherie et trucage. C’était, ni plus ni moins, une façon de mettre la pression sur les italiens qui, finalement, avaient renoncé à investir au Mouloudia et plus personne n’a eu des nouvelles de ce soit disant dépôt de plainte. Durant ce feuilleton, la lutte Amrous-Zedek avait atteint son paroxysme puisque l’un et l’autre s’étaient donnés en spectacle, lorsque ce dernier, fort de l'agrément qui lui a été remis par la DRAG, avait essayé d'investir la villa de Chéraga. Quant à Amrous, qui s'était éclipsé depuis plus d'une année, il refaisait surface et s'accrochait contre vents et marées à son poste, alors que son mandat tirait à sa fin. Sitôt le feuilleton avec les italiens terminé, qu’un autre avait commencé. C’était celui d’Eddir Loungar durant lequel les supporters ont eu à découvrir les vrais desseins des dirigeants mais surtout ceux de Ghrib-Bouhraoua les deux principaux responsables de la fracture entre les supporters!!!! 

 A suivre…        

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